Agriculture et Forêt

La communauté de communes du Grand Autunois Morvan a demandé à un bureau d’études spécialiste (BL évolution) de réaliser un diagnostic du territoire sur les enjeux climat-air-énergie. Voici de façon synthétique les grands enjeux du territoire concernant l’agriculture et la forêt.

Lien vers le document plus complet avec les données et analyses plus détaillées : Agriculture_forêt.pdf (900,5 Ko)

N’hésitez pas à enrichir ces enjeux !

Voici les contributions de l’atelier de partage du diagnostic (du 10 mars dernier) sur le sujet « Agriculture et Forêt ». Continuez à faire vos remarques et suggestions sur cette thématique !

Sujet transverse qui est ressorti de l’atelier : Valorisation des agriculteurs et des métiers agricoles

  • Rétablir le contact/dialogue entre les consommateurs et producteurs (consommateurs largement désensibilisés aux contraintes économiques et environnementales et quotidien des agriculteurs)
  • AOP-AOC GAM pour valoriser les production de qualité et les rémunérer à leur juste prix
  • Travailler à rendre attractif les métiers agricoles aux jeunes, et les soutenir en tant que jeunes actifs

Réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’élevage et développement de l’agroécologie

  • Promouvoir l’aquaponie aux personnes désirant s’orienter dans le maraichage/élevage
  • Diminuer les produits chimiques dans l’agriculture.
  • Qu’en est-il de cet enjeu des pesticides ?
  • Et de la pollution de l’eau ?
  • Verrouiller des partenariats avec les organisations agissantes : ONF, chambre d’agriculture, etc.
  • Favoriser l’agroforesterie
  • Développement de la sylvopasture (les vaches peuvent participer au désherbage, profiter de l’ombre…)
  • Développer des subventions pour la conversion

Diminution de la dépendance aux énergies fossiles (engins agricoles et transports)

  • D’autres sources d’énergies existent pour les engins agricoles : Encourager et aider les agriculteurs à renouveler leur engins vieillissant par des engins plus écologiques
  • Relancer la traction animale, meilleure pour les sols et le bilan carbone

Diversification de la production locale (autonomie fourragère, développement du maraichage)

Anticipation des conséquences du changement climatique pour la culture et l’élevage (besoins en eaux et en fourrages, santé des cheptels)

  • Création d’étangs comme zones d’infiltration et réserve d’eau
  • Peut-être intégrer des réserves d’eaux dans les zones géographiques nécessaires
  • Récupération d’eau de pluie pour l’alimentation animale
  • Développement de l’irrigation raisonnée

Préservation des zones humides

  • Il faudrait aussi évoquer, en plus des zones humides, le ralentissement de l’évacuation des ruisseaux, pour permettre l’absorption / évaporation locale, hydrater les sols, rafraichir l’air

Préservation des modèles extensifs et des prairies permanentes

  • Inventaire de la faune et de la flore et des services rendus

Adaptation des essences forestières au changement climatique, gestion durable des forêts favorisant une production labellisée, plantation d’arbres

  • Protéger au maximum les forêts, ne pas faire de coupes rases
  • Comme pour les terres agricoles, instaurer une autorisation locale pour racheter des forêts
  • Assurer des forêts qui soient diversifiées pour favoriser la biodiversité, et convertir les forêts « monoculture »
  • Diversification des cultures en forêt
  • Conseils aux petits propriétaires sur l’adaptation de leur forêt

Valorisation des co-produits agricoles et sylvicoles (haies et forêts, effluents…)

  • Question du transports des grumes (approvisionnement des scieries), empreinte carbone
  • Importance des enjeux forestiers avec l’enrésinement
  • Réflexion sur la première et seconde transformation des produits forestiers

L’atelier de coconstruction du plan d’actions sur la thématique de l’agriculture s’est tenu le 27 mai. Des actions ont été proposées par les participants et sont venues compléter les propositions déjà formulées au cours des réunions passées.

Voici une synthèse de cet atelier :

Lien vers le document au format pdf :
Atelier_Agriculture_GAM_synthèse.pdf (201,3 Ko)

1. Production d’énergies renouvelables (biogaz, photovoltaïque, bois énergie)

Existant :

  • Photovoltaïque sur grande toiture :
    • Problématiques de raccordement électrique. Exemple : un dossier a déjà été refusé pour un bâtiment à 300m d’un transformateur (9000€). Tarif d’achat qui a diminué au cours du temps. Peu de volonté d’Enedis aujourd’hui du fait de l’obligation de raccorder.
    • Freins sur le financement mais cela ne coûte rien pour les bâtiments de stockage : dispositif déjà bien connu (discuté en commission agricole).
  • Méthanisation :
    • Très compliqué du fait de la saisonnalité de l’élevage. Eventuelle possibilités avec les déchets verts mais même problématique de saisonnalité.
    • Problématiques des transports induits.

Propositions d’actions :

  • Photovoltaïque :
    • Sensibiliser les agriculteurs à l’installation d’énergies renouvelables (photovoltaïque sur toiture sur les bâtiments de stockage).
    • Faire le lien avec le SYDESL et Enedis et déterminer les exploitations à proximité du réseau pour lesquels l’installation de photovoltaïque avec raccordement serait envisageable (cartographie du réseau déjà disponible).
    • Etudier les possibilités locales d’autoconsommation de proximité et rassembler les agriculteurs volontaires (dépend de l’activité agricole, possible avec les exploitations de vaches laitières par exemple).
    • Créer un club d’utilisateurs avec une communication volontaire et des retours d’expérience, notamment pour choisir la bonne entreprise.
  • Méthanisation :
    • Recenser le gisement (déchets de l’abattoir notamment) et l’intérêt.
  • Eolien :
    • Clarifier la position de la CCGAM sur l’éolien (notamment sur la fiscalité).

2. Gestion durable des forêts

Existant :

  • Le PNR a une charte forestière en cours de finalisation.
  • Groupements et coopératives forestières sur le territoire.
  • Problématiques : pas d’intérêt à dépasser des arbres de 50-60 ans car pas de valorisation locale des gros diamètres, la valorisation est délocalisée. Tout est planté en même temps donc tout est coupé en même temps.
  • De moins en moins d’affouages.
  • L’ONF organise des visites.

Propositions d’actions :

  • Protéger au maximum les forêts, ne pas faire de coupes rases (problématiques différentes en fonction des forêts du territoire, surtout avec les Douglas dans le Morvan).
  • Comme pour les terres agricoles, instaurer une autorisation locale pour racheter des forêts.
  • Assurer des forêts qui soient diversifiées pour favoriser la biodiversité, et convertir les forêts « monoculture » (enjeux autour de l’enrésinement). Régénérer la forêt progressivement en diversifiant les essences, des feuillus notamment (charte du PNR).
  • Conseiller les petits propriétaires sur l’adaptation de leur forêt (beaucoup de petites forêts privées).
  • Organiser des réunions d’information et de formation pour les privés (CCGAM), en partenariat avec l’ONF, notamment sur l’adaptation des essences au changement climatique.
  • Sensibiliser les jeunes dans les établissements scolaires, organiser des sorties en forêt.
  • Réduire l’empreinte carbone due à la transformation et au transport du bois, des grumes.
  • Veiller à un outillage qualitatif des scieries (mise en place d’aides ?).
  • Optimiser le transport de bois vers les scieries.

3. Développement des haies et de l’agroforesterie

Existant :

  • Plan du département pour favoriser l’agroforesterie et les haies, plan viticulture.
  • Travail en cours avec la commission agricole sur la diversification avec des fruitiers (aidé aussi par le département), visites d’exploitations.
  • Agroforesterie : gros volet dans la nouvelle PAC, grosses incitations.

Propositions d’actions :

  • Favoriser l’agroforesterie.
  • Développer la sylvopasture (les vaches peuvent participer au désherbage, profiter de l’ombre…).
  • Travailler en lien avec le département et la commission agricole pour ne pas faire de doublon.
  • Faciliter la gestion et la valorisation du bois de haies.

4. Adaptation au changement climatique

Existant :

  • Aides du département pour la récupération d’eau : financement à hauteur de 80% pour les bâches, citernes…
  • Travail en cours du GIEE et de la CA sur l’adaptation des semences et des cultures au changement climatique.
  • Travail du Parc du Morvan pour faire connaître les variétés de plante dans les prairies et ainsi améliorer leur gestion.
  • Les agriculteurs s’adaptent déjà spontanément. Dernièrement les fourrages sont consommés à peine récoltés, il est difficile de passer l’hiver.

Propositions d’actions :

  • Créer des étangs comme zones d’infiltration et réserves d’eau.
  • Intégrer des réserves d’eaux dans les zones géographiques nécessaires.
  • Récupérer l’eau de pluie pour l’alimentation animale.
  • Développer l’irrigation raisonnée à Pas une pratique locale, ce n’est pas l’objectif de développer une dépendance à l’irrigation.
  • Préserver les zones humides.
  • Ralentir l’évacuation des ruisseaux (ex : laisser pousser les herbes pour que l’eau s’écoule moins vite), pour permettre l’absorption / évaporation locale, hydrater les sols, rafraichir l’air.
  • Mettre en place des bornes d’eau potable non traitée (sur l’exemple du Grand Chalon).
  • Adapter les semences, les cultures au changement climatique : poursuivre et renforcer ce qui se fait.
  • Travailler sur l’éducation alimentaire des animaux dès le plus jeune âge pour les habituer à manger des aliments dont ils n’ont pas l’habitude.
  • Développer les arbres têtards, en lien avec la thématique sur l’agroforesterie.

5. Modification des pratiques culturales et d’élevage

Propositions d’actions :

  • Verrouiller des partenariats avec les organisations agissantes : ONF, chambre d’agriculture, etc.
    • Déjà des conventions signées avec la CCGAM.
  • Encourager et aider les agriculteurs à renouveler leurs engins vieillissant par des engins plus écologiques.
    • Cela se fait au fur et à mesure. Coût très important et pas vraiment un sujet local.
    • Réflexions en cours de quelques exploitations sur l’électrique (petits tracteurs).
    • Prendre en compte l’analyse de cycle de vie : vaut-il mieux faire durer un tracteur 10 ans de plus que d’en changer ?
  • Relancer la traction animale, meilleure pour les sols et le bilan carbone action marginale.
  • Réaliser un inventaire de la faune et de la flore et des services rendus.

6. Diversification de la production agricole

Existant :

  • Expérimentations de cultures en légumineuses en cours sur 7 ha.
  • Conversion certainement plus facile lors des reprises d’exploitations.
  • Inadéquation entre le foncier, les équipements et la volonté de diversifier et aller vers de petites exploitations.
  • Problématique de la rentabilité.
  • Constat : c’est souvent la compagne qui fait une formation et diversifie l’activité.

Propositions d’actions :

  • Promouvoir l’aquaponie aux personnes désirant s’orienter dans le maraichage/élevage.
  • Développer des subventions pour la conversion.
  • Diversifier les activités vers le tourisme également.

7. Production, distribution et consommation locales

Propositions d’actions :

  • Valoriser les agriculteurs et les métiers agricoles :
    • Rétablir le contact/dialogue entre les consommateurs et producteurs (consommateurs largement désensibilisés aux contraintes économiques et environnementales et quotidien des agriculteurs). Organiser des visites de fermes par exemple.
    • AOP-AOC GAM pour valoriser les productions de qualité et les rémunérer à leur juste prix à Les consommateurs sont perdus lorsqu’il y a trop de labels, favoriser le contact et le bouche à oreille. L’origine des produits est déjà souvent affichée.
  • Travailler à rendre attractif les métiers agricoles aux jeunes, et les soutenir en tant que jeunes actifs :
    • Déjà un gros travail avec le PAT (sensibilisation et formation).
  • Communiquer sur les productions, les outils de transformation qui manquent sur le territoire.